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Eymeraude Cordon Le Beurier

artiste plasticienne & cinéaste

Dans mes vidéos, au lieu d’une histoire qui se déroule grâce au défilement des images, il y a un mouvement circulaire qui enroule l’image sur elle-même et une mise en boucle qui empêche la narration. Un rodéo mécanique pris dans un champ contre-champ dont le grincement épuise l’image, une piscine couverte qui fonctionne en vase clos et dont seules les gouttes, qui retombent sous l’effet de la condensation, viennent ponctuer le temps... La pulsion de vie est déplacée aux objets, comme ce sèche-cheveux qui s’anime par la puissance de l’air qu’il propulse et, tel un pendule, hypnotise le spectateur alors que lui-même cherche à s’échapper du cadre. La vidéo fait écran, elle occulte toute trame narrative et le son participe au vide qui émane des vidéos.

Rodéo, installation vidéo, 0'55 (en boucle), 2011

On a pris un bus pour Las Vegas, avec l’idée en tête d’encercler la ville et de capter sa présence fantomatique depuis la périphérie. On s’imaginait comme un halo de lumière et des effluves d’alcool et d’argent mêlés. On a erré toute la nuit pour échapper à cette ville anthropophage.

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Savane, vidéo, 3'20, 2011

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Raining pool, vidéo, 13'18, 2010

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